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Addiction aux jeux vidéo chez l'ado : Comprendre et aider



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Le constat est frappant : à Genève, 2 jeunes sur 3 que je reçois en consultation au cabinet placent les jeux vidéo au centre de leur vie. Ce qui commence comme un simple loisir devient souvent un « aspirateur de vitalité ». Mais est-ce une fatalité ? Est-ce la source inévitable de l'échec scolaire et de la perte de sérénité familiale ?

En tant que parents, nous répétons souvent les mêmes consignes : « Arrête ce jeu », « Pose ton téléphone ». Le résultat ? Rien ne change, et une distance s'installe entre nous et eux. Pour résoudre ce problème, il faut changer d'angle : cesser de voir le jeu comme l'ennemi, et commencer à comprendre le besoin auquel il répond.



1. Une guerre inégale : Votre enfant face à des ingénieurs de la captation

Il faut être lucide : nos enfants ne se battent pas contre un simple logiciel, mais contre des armées de psychologues et d'ingénieurs dont le but est de capturer leur « temps de cerveau disponible ».

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  • Le sommeil comme concurrent comme le fait la télé et les plateformes : Comme l’admettait le PDG de Netflix : « Notre seul concurrent, c'est le sommeil. » L’objectif est de vous garder en ligne le plus longtemps possible.

  • L'interactivité puissance 10 : Contrairement à la télévision, le jeu vidéo rend le jeune acteur. Avec l'arrivée de l'IA, le jeu analyse désormais ses comportements en temps réel pour adapter la difficulté et s'assurer qu'il ne décroche jamais.

  • Le marketing de l'ego : On ne vend plus seulement un jeu, on vend des « skins » (apparences), des accessoires, des statuts. Le jeu devient une extension de l'identité sociale.


2. Décoder le comportement : Quel besoin humain se cache derrière la manette ?

En tant que coach de vie et thérapeute, mon rôle est de comprendre l'intention positive derrière l'action. Le jeune ne cherche pas « des pixels », il cherche à nourrir cinq besoins fondamentaux :

  1. Le besoin d’isolation : Fuir le stress scolaire (Cycle d'Orientation, Collège), les injonctions quotidiennes ou l'anxiété. Le jeu est un refuge, mais un refuge épuisant : le système nerveux reste en hyper-vigilance.

  2. La quête d’identité : À l'adolescence, l'identité est fragile. À travers son personnage et ses médailles virtuelles, le jeune construit un « Moi » puissant et reconnu.

  3. Le besoin de tribu : Faire partie d'un groupe est un instinct de survie. La peur de manquer un événement (FOMO) est une peur réelle d'être exclu de sa communauté.

  4. Le besoin de reconnaissance : Là où le monde réel est parfois source d'échec, le jeu offre un statut d'expert immédiat. On y est valorisé pour ses compétences techniques.

  5. Le circuit de la récompense : La dopamine libérée par les victoires imprévisibles crée un mécanisme d'addiction similaire à celui des casinos (renforcement intermittent).



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3. Pourquoi l'accompagnement d'un professionnel est essentiel

Bien que ces mécanismes soient universels, chaque cas est unique. Un article de blog permet de comprendre les enjeux, mais il ne remplace pas l'œil extérieur et neutre d'un professionnel. Ce qui fonctionne pour un adolescent peut en braquer un autre.

Mon rôle au cabinet est d'analyser la situation spécifique : quels leviers activer, quels mots utiliser et comment adapter le plan d'action à la personnalité profonde de votre enfant. Consulter, c'est s'offrir un raccourci pour sortir du conflit avant que le lien ne soit trop abîmé.


4. Quelle solution pour les familles ?


À Genève, je rencontre de nombreux cas comparables à une véritable addiction. Ma méthode ne consiste pas à « supprimer » brutalement, mais à échanger pour obtenir mieux.

Mon approche :

  • L'éducation émotionnelle : Aider le jeune à comprendre ses besoins et comment il est manipulé par le design des jeux.

  • La co-construction : Bâtir ensemble des règles pour rendre le jeu prévisible et maîtrisé, plutôt que compulsif.

  • Le plan de « Chantier Familial » : Établir un contrat clair (horaires, jours) pour restaurer l'équilibre entre sommeil, études et vie sociale.

  • La redirection vers le réel : Identifier des activités alternatives (sport, art, projets) qui procurent la même dose de reconnaissance.



Prêt à changer de stratégie ?

Ne laissez pas le virtuel détruire le potentiel réel de votre enfant. Parce que chaque situation mérite une attention particulière, je vous propose d'en discuter de vive voix, sans aucune pression.

📞 Profitez d'un premier appel de découverte gratuit et sans engagement. C'est l'occasion de faire le point sur votre situation et de voir comment nous pouvons, ensemble, retrouver la sérénité à la maison.




Marco PAO

Thérapeute relaxologue accrédité ASCA

Coach de vie certifié




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