top of page

Pourquoi Nous Réagissons Mal ?

Les Modes Mentaux en Question.



« Je viens de lui répondre par email… Humm… J’ai peut-être été un peu sec… ».


Nous pouvons réagir de différentes façons selon le mode mental enclenché (automatique ou adaptatif). Il est intéressant de comprendre cela, car que ce soit en gestion du stress, confiance en soi, préparation mentale ou leadership, nous savons tous que nos meilleures décisions, face à une situation nouvelle, sont celles venant de la raison et non d’une réaction primaire, fruit de notre ego, de nos peurs et de nos doutes. Découpons notre cerveau en trois parties en nous intéressant à la théorie de Steve MacLean : le cerveau triunique.


De mon expérience personnelle, bon nombre d’emails envoyés le soir, ou le fait d’avoir répondu de manière vive à une invective, m’ont valu de nombreux regrets et beaucoup d’énergie pour « rétropédaler », tentant de corriger mon action. Mon attitude n’avait pas fait avancer la situation dans la direction souhaitée.

En comprenant ce qui suit, j’ai pu mieux gérer cette sorte de plomberie que nous avons dans le crâne, et rapidement remettre les pensées et réflexions dans le bon centre de décision.


L’idée est simple : nous avions un premier cerveau, puis au fil du temps, un deuxième est apparu au-dessus, et puis un troisième. Nous parlerons d’un quatrième un peu plus tard :


1. Le cerveau reptilien, dit aussi primaire :

Monde purement primitif… 400 millions d’années. L’objectif : survivre, manger, éviter les dangers. Il est instinctif, sans mémoire, avec juste des règles simples amenant peur et plaisir… Il y a une information (vision d'un loup) et cela génère une réaction (fuite, sidération), puis tout est oublié.


2. Le cerveau limbique (paléo-mammalien) 

200 millions d’années. Nous entrons dans le monde des émotions, de la mémoire et de l’apprentissage, même si l’instinct primitif reste central. Le concept de stress apparaît, tout comme les croyances et certitudes irrationnelles. L'amygdale, une partie clé du système limbique, joue un rôle crucial dans la détection des menaces. Lorsqu'elle perçoit un danger (réel ou perçu), elle peut déclencher une réponse de stress immédiate, souvent sans passer par les parties plus rationnelles du cerveau. Et là est notre sujet.


3. Le cerveau néo-cortical (néo-mammalien) 

Troisième étage de notre évolution, nous développons mémoire, perception et représentation. Nous parlons ici de sens et de logique.


Et après la théorie théorie de Steve MacLean


4. Le cortex préfrontal :

Nouveau centre de l’intelligence.


Une fois que nous avons vu ces quatre étages, nous pouvons parler de la gestion de nos émotions et des blocages instinctifs empêchant une réflexion rationnelle, qui aurait permis de prendre une autre décision.



Il y a deux centres de décision : un au niveau limbique et un second au niveau préfrontal. Les informations passent par les cerveaux les plus anciens pour aller vers les plus subtils, ouvrant la porte à la raison et à l’intelligence plutôt qu’à l’instinct. Cependant, les informations peuvent parfois rester « bloquées ». Nous devons comprendre que les informations passent d'abord par notre partie plus instinctive, qui a des réflexes stéréotypés de peur et de colère, pouvant court-circuiter le flux vers le cortex préfrontal.


N’oublions pas qu’une de nos premières fonctions était de survivre, donc nous sommes dotés de cet étage qui a permis la survie de nos ancêtres. Ne confondons pas un barbare qui nous attaque avec un email agressif de votre supérieur ou client. Le stress amène des réactions stéréotypées.

Si vous êtes bloqués sur votre point de vue et refusez les changements, il y a de fortes chances que vous soyez bloqués sur le limbique… et cela peut être totalement justifié. Ce dernier a un code et une solution toute faite. Les spécialistes parlent de mode mental automatique pour les situations connues, simples, faisant appel à une réponse simple (fuite, rigidité, blocage) et de mode mental adaptatif, qui réagit avec flexibilité et courage.


Depuis la théorie de MacLean, de nombreux scientifiques, dont des neurobiologistes, ont remis en cause ce découpage. Mais ce qui nous importe est comment nous pouvons mieux réagir, et ce schéma peut en aider certains. Un autre schéma que j’affectionne est celui présenté par Arsène Wenger au sujet des athlètes qu’il entraînait.


ON TASK :

Arsène Wenger, ancien entraîneur de l’équipe de football d’Arsenal, a mis en place avec ses joueurs le concept du « on task » : le joueur, selon les événements de jeu, peut se trouver dans deux modes mentaux. Il ne parle pas de cortex ou de centres de décision, mais simplement de deux couleurs :

  • ROUGE : Nous sommes dans l’émotionnel. Nous trouvons hésitation, peur, rumination sur l’action précédente et frustration possible.

  • BLEU : On task, concentré dans le présent, sur l’action du moment et déterminé, sans émotion interférente.

Avec son équipe, ils ont mis en place un concept pour passer du rouge au bleu.



Comment gérer cela ?


En comprenant comment notre cerveau fonctionne et en utilisant des techniques de régulation émotionnelle, nous pouvons améliorer notre gestion du stress et notre prise de décision. Si vous souhaitez en savoir plus ou si vous avez des questions, n’hésitez pas à me contacter. Ensemble, nous pouvons travailler sur des outils personnalisés pour mieux gérer vos réactions et atteindre vos objectifs.





Marco PAONESSA

Thérapeute Relaxologue Accrédité ASCA

Life Coach certifié RMT100

8 vues0 commentaire

Comments


bottom of page